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Ibuduku et la causalité criminelle

11. 10. 2008

Ibuduku

et

la causalité criminelle

Polar parodique en 2 actes et 4 scènes

▪▪▪▪▪


Les personnages:

Ibuduku………….oisif immoral.

Socrate..…………philosophe approximatif.

Raskolnikov……..étudiant en médecine légale.

Annonce de l´organisateur très sérieux au public :

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

Si vous n´avez jamais entendu parlé du de Monsieur Jarry et de son Père Ubu qui un jour sombre devint Roi en trucidant la famille princière de Pologne, si la philosophie vous rend allergique parce que pour Socrate elle est apprendre à mourir, et si vous ignorez tout du héros-assassin de Crîme et Châtimentiments de Doistoiewski, vous allez alors assisté au seul septacle remboursé par la sécurité sociale. En effet, ce spectacle interactif a pour objectif de faire effectuer au spectateur un certains nombres de mouvements. Ces exercices musculaires conjugués permettent un assouplissement général du corps, ils permettent une forte diminution des ulcères de l´estomac, ils augmentent la ventilation pulmonaire et la capacité cardiaque.

Cette histoire a été faite pour vous faire rire car il n´y a de meilleure thérapie que la bonne humeur.

Pour cette raison, il est apparu dans la logique administrative des services publiques de la santé individuelle,qui sponsorisent ce spectacle, de vous offrir une définition instructive du rire.

Dans un premier temps, le rire consiste en un mouvement vertical d´environ 3 centimètres des épaules(il montre).

La deuxième caractéristique du rire est un mouvement horizontal de l´abdomen. L´amplitude horizontale de cette organe dépend de son volume potentiel correspondant au nombre de cavités creuses : d´un demi centimètre chez la femme anoréxique, à plus de 50 centimètres chez les plus gros messieurs: (il montre).

En fait ces deux mouvements sont liés l´un à l´autre, le mouvement des épaules étant l´effet du mouvement du ventre (il montre).

A ces deux mouvements horizontal et vertical, s´ajoute un mouvement semi-circulaire du tronc dans son ensemble (il montre).

Dans certains cas extrèmes, il faut rajouter un mouvement du bras qui vient frapper la cuisse : (il montre)..

Cependant ces mouvements doivent êtres accompagnés de mouvements plus subtils du visage. Dans un premier temps, on constate des contractions spasmiques des muscles du nez et du front (il montre).

On observe que ces derniers mouvements entrainent une levée de la lèvre supérieure et donc une tendance au dévoilement horizontal et vertical des dents. Les muscles en action sont alors les zygomatiques (il montre).

Ces mouvements du visage font écho à celui du cou (il montre).

Mais manque un dernier élément caractéristique du rire : l´expulsion violente et intermittente de l´air contenu par les poumons entrainant une vibration des cordes vocales : démonstration.(il éclate de rire).

 

Vous savez rire, passons aux exercices pratiques.


ACTE I

Scène I

Ibuduku et Socrate, assis autour d´une table dans une taverne.Ils dialoguent.

Ibuduku:                       J´en prendrais à témoin le public mon bon ami Socrate, du point de vue de la plus organique des métaphysiques, là ici tout ce bon monde (désignant le public) sera d´accord avec moi. Nous dirions définitivement que le vidage du cul est tout de même un processus infini.

Socrate:                        Je n´entends point cette illumination mon petit père Ibuduku. Il est dit que tout ayant une cause, tes défécations ne dérogent pas à la règle: sublata causa, tollitur effectus, si mon latin ne dénie pas sa grammaire.

Ibuduku:                       Pour ma part, je n´entendasse point le chinois mon Socrate, éclaierais-tu ma verte chandelle ?

Socrate:                        Soit, soit j´y consens mon oursin. Posons petit a, tu te bâfres comme un plein de soupe n´est-il pas ?

Ibuduku:                       Tu tiens là ici un petit a digne des plus grandes fois ! J´ai même irrigué un temple à la gloire de cette magnifique invention du remplissage du bide.

Socrate:                        Eriger mon balourd, ériger. Admettrais-tu homme têtu, que se petit a là se transmutât en cause ?

Ibuduku:                       J´admets, j´admets à la condition que tu m´informes de ce que tu entends par là ici.

Socrate:                        Par ce petit a-là je n´entends pas grand-chose comme disait le grand Vishnou la paix. Mais je préciserais qu´une cause ne se reconnaît comme telle que pour la seule raison qu´elle possède un effet qui lui est attaché, tout comme l´homme vertueux peut être attaché à la vertu et que toi mon gros patapouf tu peux être attaché à la bouffaille et aux vices. Trouve l´un, l´autre ne tardera pas à suivre.

Ibuduku:                       Tu parles de sucre mon agneau. De telles paroles d´amour me charment. J´aime me délecter de tous tes petits a, des b s´il y en a et même des p fûssent-ils de nonne. Mais donc suis-je moi même une cause ou un effet ?

Socrate:                        Tu es, mon énorme, la cause de tous les effets que tu produis et le malheureux effet de la malheureuse rencontre de tes tragiques congéniteurs que tu as trucidé la semaine dernière.

Ibuduku:                       Enfin homme de l´art des bavardages, dans ce cas là ici je ne suis cause de rien du tout: les malheureux ont glissé. C´est le gouffre qui les a tué, du moins sa malveillante profondeur.

Socrate:                        Certes, mais la main qui les poussa est loin d´être étrangère à leur chute. Elle a été en quelque sorte un premier moteur…et au bout de cette main il y a un bras qui mène tout droit vers l´unique Ibuduku avide héritier.

Ibuduku:                       Si ma main a assisté au spectacle effoyable, c´est par hasard.

Socrate:                        Je crains que tes cinq doigts ne témoignent contre toi en tirant le drap de ta mauvaise foi, découvrant ainsi au monde le ventre velu de ta criminalité. En matière de cause, ô parricide, il n´y a point de hasard.

Ibuduku:                       Crénom, cette mimine n´est pas responsable de la gravité, et moi non plus d´ailleurs. Alors qui ? Qui donc est respondable de la gravité ? Après une pause: J´y suis, je les tiens: c´est l´affreuse bande à Galilée-Newton qui a tué mes parents chéris si riches. La chute des graves n´est-elle pas un processus infini un peu comme le vidage de certaines parties corpusculaires décrites par notre métaphysique organique ?

Socrate:                        Certes en un sens tout est mouvement, et tes parents étaient bien, en un sens, en mouvement. Ils allaient dans la même direction et à la même vitesse que cette terre ferme sur laquelle ils avaient pied.

Ibuduku:                       ô le pied tendre de mes géniteurs ! Cette seule évocation m´émeut.

Socrate:                        Mais oui mon autruche. Seulement à côté du solide rocher qui domine la vallée escarpée et sur lequel se tenaient tes parents, il y a un trou que tu nommes suavement un gouffre.

Ibuduku:                       Et si la Terre est un gruyère plein de trous je serais donc un assassin. Enfin je ne suis ni fromager ni gynécologue et donc deux fois ni coupable.

Socrate:                        Géologue mon iguane, géologue, bien qu´en matière de gruyère tu te frottes souvent à la fromagère à ce que m´a rapporté la bergère en pleures que tu refuses de ramoner à son corps défendant. Et les cadavres que tu traînes derrière toi, sont-ils l´effet que tu étudies la médecine légale ?

Ibuduku:                       J´admetasse les cadavres que tu agites à la condition qu´il y ait un criminel. Or le seul délinquant qui s´impose pour l´instant est ce larron alias gravitation, alias chute des corps. La main qui pousse n´est pas responsable de la loi d´inertie.

Socrate:                        Certes, il n´y a pas de cause du mouvement et donc pas de premier moteur. Mais il y a bien un responsable causal de la variation de vitesse, et celle de tes ancêtres s´est subitement accrue. C´est dans ce subitement que réside la faille de ta défense mon lascard.

Ibuduku:                       Mais ça suffit comme ça mon lupin. Ces souvenirs me soulèvent les émotions. Revenons je te prie a notre petit a – ou sinon je suis la cause de ton écorchement- Si je mange, que dira ton petit b ?

Socrate:                        Il dit que le processus de mangeation est la cause du processus du vidage du cul et que donc si tu t´arrêtais de déglutir tu ne tarderais point trop à ne plus te lessiver par l´arrière et que donc le processus que tu nommes si gentillement de vidage n´est pas infini.

Ibuduku:                       Ta science m´apprendrasse en somme que ce que je mange est la cause de ce que je chie?

Socrate:                        Et quoi de plus naturel en somme, n´es tu point qu´un homme ?

Ibuduku:                       En revanche mon mignon tu ressembles davantage à un long fruit d´or.

Socrate:                        Une poire soit, encore faut-il que tu m´enseignes en quoi ?

Ibuduku:                       En ceci là ici de si simple que ton bavardage allambiqué n´est pas capable de le penser.

Socrate:                        Mets-toi à table au lieu d´insinuer.

Ibuduku:                       C´est le lieu qui me plairait si je voulasse être la cause de mon bon plaisir…

Socrate:                        Vas-tu…

Ibuduku:                       J´y viens voilà ici: je te suis et je comprends que de la peinture jaune, la couleur jaune en est l´effet…

Socrate:                        Admettons cette approximation.

Ibuduku:                       …et que de la couleur bleue, la peinture bleue en est la cause.

Socrate:                        Tes lumières enluminent ma caverne vieux débris.

Ibuduku:                       Ta sagesse voudrait donc que là ici où je changeasse la nature de la cause, l´effet s´en verrait changé irrémédiablement.

Socrate:                        Diablement vraisemblable.

Ibuduku:                       J´en conclus que je suis un être Surréel pour lequel tes lois de ta sciençaille n´ont point de prise…et comme la loi des hommes se doit d´être soumise à la loi naturelle: je me vois déjà Surlégal !

Socrate:                        Et sur quel moelleux sophisme appuies-tu les oreilles de ta conscience rationnelle mon lapin ?

Ibuduku:                       Mais comme je te l´ai dit sur la simple, la pure et cruelle expérience de la vie, sur l´observation de mes yeux et de mes narines, puisque mes oreilles se reposent pour l´instant…et que je sais bien que quoique mon repas soit des plus raffiné, que je me remplisse de mets succurents…

Socrate:                        Succulents mon éléphant, succulents.

Ibuduku:                       …ou encore d´ortolans à la Mitterand ou bien de crevettes roses et tendres et bien donc quelle que fûsse la substance que je mangeasse c´est toujours de la merde qui se vide de mon postérieur. Je le vois bien autant que je l´humusse : j´ai beau changer les causes, l´effet reste le même. Le vidage du cul est donc un processus infini en conséquence de quoi je ne suis pas un assassin !


Scène II

Les mêmes et Raskolnikov.

Parmi le public

Raskolnikov,:                Moi, moi ! C’est moi l’assassin !

Ibuduku:                       Qu‘ouis-je ?

Socrate:                        N´en fallait-il pas un puisque nous sommes condamnés à jouer une tragédie?

Ibuduku:                       A Socrate: Ouis-tu ce qu´ouis-je ? Je te dis et redis que je suis innocent. L´assassin c´est ce diantre d´animal pinté comme un phoque.

Raskolnikov:                 je dis ce qui est : c’est moi l’assassin !

Socrate:                        A Raskolnikov : Tu te vantes, tu es bâti comme un fétu de paille. Le meurtre n´est pas affaire d´idéalisme.

Ibuduku:                       A Socrate: Holà sceptique ! Foutus de paille toi-même ! Le garçon est bien coupable, mes subodorations ne me trompent jamais. Observe : la mauvaise conscience pâlit déjà son visage décharné de remord.

Socrate:                        A Raskolnikov: Admettons en petit a que tu ais tué; en petit b il est connu que pour que mon premier soit un assassin il me faut un deuxième qui sied au rôle de la victime. La question est donc : qui est cet ego que tu aurais fait disparaître ?

Raskolnikov:                 J´ai tué les……Il s´évanouit.

Ibuduku:                       A Socrate Voilà ici un comportement qui ne fallicite pas la communication. La TSF a perdu son émetteur. A Raskolnikov Vis-tu meutrier ? Au public Vit-il ?

Socrate:                        Je ne suis que le médecin des âmes mais je diagnostiquerais un évanouissement. Amenons-le sur scéne. Ils portent Raskolnikov sur scène. Garde un oeuil sur lui, je vais chercher un remède.cosaque Il sort.

Ibuduku:                       Mais oui mon poulain, va chercher ta casaque. Profitons de cet intermède pour nous informer de la richesse de ce poltron. Il fouille les poches de Raskolnikov.

Socrate:                        Revenant avec un sceau: Je t´y prends détrousseur de demi-cadavre !

Ibuduku:                       Holà ici pas de bavures ! Je ne fais que journaliser. J´enquête et je m´informe de l´identité de ce jouvenceau car il me semble reconnaître en lui un montagnard averti autant qu´aguerri.

Socrate:                        D´où tiens-tu une si brillante intuition mon pourceau ?

Ibuduku:                       De la simple réminiscence de ma mémoire. J´ai vu ce blême-ci séant sis là ici sur la montagne la semaine passée, le jour même qui a été le dernier de ma famille disparue. Il saisit la main de Raskolnikov: Observeras-tu à quel point ces doigts sont semblables à ceux qui heurtèrent le dos inattentif de mes proches et qui furent selon toi la cause soudaine de leur fatale variation de vitesse ?

Socrate:                        Hé bien interrogeons leur propriétaire légitime. Il s´apprête à verser le sceau.

Ibuduku:                       Hold on ! Laisse-le au sec un instant et parions.

Socrate:                        Je parie que tu essaieras de lui voler son argent pour te goinffrer.

Ibuduku:                       Ma parole d´honneur, si j´en avais, tu es voyant !

Socrate:                        Quand on sait la causation de ton estomac de pachyderme on voit vite les effets que seront tes agitations de canaille.

Ibuduku:                       Je voulais en fait parier sur ce que LUI allait dire en émergeant.

Socrate:                        Si c´est toi qu´il voit il s´écriera: Que vous êtes gros et laid, dois-je vous appelez Monsieur bien que cheval fluvial soit le terme qui convienne le mieux à votre état ?

Ibuduku:                       Si c´est sur toi que ses yeux délavés se posent il dira: Pour qui sont ses serpent qui sifflent d´entre vos dents ?

Socrate:                        Pari tenu…Il verse le sceau sur Raskolnikov.

Raskolnikov:                 Où suis-je ?

Ibuduku:                       A Raskolnikov: Crénom quel manque d´imagination ! A Socrate: Brave Socrate ta méthode aquatique devait être pauvre en ressources de l´esprit inventif.

Socrate:                        Laisse H2O et n´oublie pas que nous devons l´interroger. Impressionne le pour le faire parler.

Ibuduku:                       Entendu. A Raskolnikov: Bouh !

Raskolnikov:                 A Ibuduku : Que vous êtes gros et laid, dois-je vous appelez Monsieur bien que cheval fluvial soit le terme qui convienne le mieux à votre état?

Socrate:                        Ahahaha ! Il a bien assez de jugeotte pour reconnaître l´infamie.

Raskolnikov:                 A Socrate: Pour qui sont ses serpent qui sifflent d´entre vos dents ?

Ibuduku:                       Ahahaha ! Il a bien assez de roulotte pour te couper là ici la pique.

Socrate:                        La chique mon lourdeau, la chique. Mais n´inversons pas les rôles, nous interrogeons.

Raskolnikov:                 Qui êtes-vous ?

Ibuduku:                       Es-tu bouché maigrichon ? C´est nous qui interrogeons et c´est toi qui réponds !

Raskolnikov:                 Et à quoi dois-je répondre mes braves inquisiteurs ?

Ibuduku:                       Mais à des questions, ô ignorance de l´impertinence !

Raskolnikov:                 Pourquoi alors ne les posez vous pas si la curiosité vous presse tant ?

Ibuduku:                       Pour la raison que nous sommes la cause que nous voulons prendre le temps de réfléchir à ce que nous voulons savoir car, jeune sot, tu dois comprendre que prendre son temps évitasse d´en perdre. A Socrate: Que voulons-nous savoir au juste ?

Socrate:                        Oh douce marmelade cérébrale, demande-lui ce qu´il est.

Ibuduku:                       Qu´es-tu malotru ?

Raskolnikov:                 Je suis l´étudiant Raskolnikov.

Ibuduku:                       Qu´étudies-tu mandrin ?

Raskolnikov:                 La médecine légale pour vous servir, j´espère bientôt avoir la joie de vous dépecer, ô futur agonisant grassouillet.

Ibuduku:                       Quand as-tu rencontré pour la dernière fois la bande à Galilée-Newton ?

Raskolnikov:                 Qui ?

Ibuduku:                       Il recommence avec ces questions ! Prétenderasses-tu ne rien savoir de la chute universelle des corps en général et de celle de mes chers parents en particulier ?

Raskolnikov:                 Je sais de la chute des corps que je dois me baisser jusqu´à terre pour ramasser mon scalpel sanguignolant quand celui-ci m´échappe des mains. Quant aux corps de vos parents il est probable que je les ai croisés s´ils sont passés par ma morgue à l´heure où j´y étais. Vous êtes de la police ?

Ibuduku:                       Encore une question ! Holà ici je suis la cause de ton étripement freluquet !

Socrate:                        A Raskolnikov: Méfie-toi il est capable de tout. Rassure-toi nous ne sommes policiers mais juste curieux de ta confession.

Raskolnikov:                 Et que dois-je confesser ?

Ibuduku:                       Crénom je passe à l´acte !

Socrate:                        A Ibuduku : Hold on ! A Raskolnikov Ne confesses rien de plus que ce que tu n´aies déjà fait. Tu te vantes d´être assassin, soit, mais notre logique légale, qui nous dit que l´assassin est attaché à son cadavre comme la cause à son effet, nous pousse à demander: qui as-tu trucidé ?

Ibuduku:                       Parle pour soulager les intestins de ta conscience: qui as-tu zigouillé ?

Raskolnikov:                 Après une pause: Je ne sais pas. Les victimes me tournaient le dos et je ne les ai pas reconnues. Je me rappelle vaguement une main, un gouffre dans la montagne, une chute…Coup de tonnerre. Noir.


ACTE II

Scène I

Ibuduku et Socrate dans un cimetière la nuit.

Coup de tonnerre.

Ibuduku:                       Dans le noir tient à bout de bras une lampe. Crénom j´ai les foies ! Sacrée drôle d´idée que de se trouver là ici et maintenant dans le cul d´une ânesse. Oh Socrate viendras-tu me bichonner et me rassurer de tes éclairages maternelles ? Où es-tu tudieu!?

Socrate:                        Il a aussi une lampe allumée. Derrière toi petit père.

Ibuduku:                       Ah Ah ! Je le savais, je te jouais un tour, une farce quoi et ton ironie l´aura remarqué…Tu n´as tout de même pas cru que j´avais peur ?

Coup de tonnerre. Ibuduku se précipite dans les bras de Socrate.

Socrate:                        Crétin, ce n´est que la bande-son.

Ibuduku                        Ah oui pardon, j´avais oublié. Hm Hm Hm…Que cherchasse-t-on ici au juste ?

Socrate:                        Les preuves finales de ta culpabilité à moins qu´elles ne désignent l´étudiant fantasque. Mais je reste sceptique quant à lui.

Ibuduku:                       Il a la faculté ingénieuse de fondre sa conscience dans le sommeil de la fuite du moins dans la fuite du sommeil. D´ailleurs où est-il ?

Socrate:                        Quand nous nous sommes décidés à venir explorer le cimetière il a une fois de plus défailli restant donc à la taverne nous laissant seuls à notre destiné lugubre puisque la méthode cosaque n´a pas renouvelé ses merveilles.

Ibuduku:                       D´ailleurs mon très cher de la science certaine et itérative, n ´y a t´il pas ici là un certain paradoxe. En effet si ta casaque est la cause du réveil de l´étudiant, comment expliquasses-tu que comme tu le confesses qu´elle n´a pas renouvelé ses merveilles ? Aurais-tu découvert une cause clignotante et capricieuse ?

Socrate:                        Il faut compter avec l´effet d´accoutumance physiologique, à moins que ce ne soit avec les talents d´acteur de l´étudiant.

Ibuduku:                       Je te taquine, laissons cela ici et dénichons ces foutues preuves qu´on en finisse!

Socrate:                        En finir avec quoi ?

Ibuduku:                       Avec ce foutu sentiment de soupcon qui plane sur ma frêle et douillette personne. Trouvons les preuves et rentrons au plus vite pour jetter l´étudiant au cachot. Qu´il se morfonde sur son repentir.

Socrate:                        Et cet acte de bravoure te rendra tes parents ?

Ibuduku:                       Certes pas ici là. Mais l´enquête se clôturera et je toucherai enfin mon héritage et t´inviterai à un gueuleton digne de ce nom. Quelles sont ces preuves ?

Socrate:                        Les cinq doigts de la main criminelle sont la cause de l´emprunte qu´ils ont laissée sur l´épaule innocente des victimes. Ils en sont mêmes la cause formelle. C´est la forme de cette marque dorsale et contrenaturelle que nous cherchons afin de la comparer à celle de ta grosse paluche mon doux serpent.

Ibuduku.                       Ma forme digitale ou celle de l´étudiant. Bien cherchons !

Ils avancent.. Une porte grince.

Ibuduku:                       Ah! Ouis-tu ?

Socrate:                        Qu´ouis-je donc sinon ta mauvaise conscience qui s´éveille enfin ?

Ibuduku:                       En chuchotant: Mais non ! On creuse !

Socrate:                        L´envie de bombance surmonte enfin ta trouille ma Trémouille. A moins que ce ne soit que quelques rats.

Ibuduku:                       On leur aurasse donné des pioches.

Socrate:                        ô miracle, on t´a bien donné une cervelle ma belette.

Ibuduku:                       Approchons. Tu me précéderasses armé de tes sarcasmes mon chevalier.

Scène II

Les mêmes et Raskolnikov.

Coup de tonnerre. Socrate et Ibuduku avancent pas à pas.

Socrate:                        Holà ! Qui vive ?

Ibuduku:                       Dans un cimetière?! Crénom ton matérialisme naif te fourvoie. Holà ici ! Quel esprit hantasse ces lieux ?

Raskolnikov:                 Un fantôme surgit d´une tombe: ô Ibuduku ! Je suis le spectre de ton géniteur qui ne trouvera le repos que le jour où tu l´aurasses venger de la criminalité qui l´a fait péricliter.

Ibuduku:                       Se cachant derrière Socrate. Ah ! Le fantôme de mon Papounet qui m´enjoint de rendre une justice terrestre et bien balancée. Quelle gloire !

Socrate:                        Quelle tristesse pour la justice.

Raskolnikov:                 Quelle blague ! Faisant voir son vrai visage. Lumières: C´est moi, Raskolnikov.

Ibuduku:                       Faquin, Butor, cette fois je le fais ! Magot, race de canaille, il y aura bien ici là un criminel enragé: ce sera moi ! Ostrogoth, brutal, je te détruis les os ! Animal !

Socrate:                        A Ibuduku: Hold on ! A Raskolnikov : Tu n´es donc point évanoui ?

Raskolnikov:                 Si fait, tel était mon état d´extrême faiblesse dans lequel vous m´avez laissé juste après la scène 2 du premier acte. A peine revenu à mes esprits durant l´ellipse…

Ibuduku:                       Une éclipse ? Crénom ! Mes éphémérides à moi !

Socrate:                        A Ibuduku: Une ellipse mon diplodocus, une ellipse. A Raskolnikov: Continue.

Raskolnikov:                 …les gens de la taverne ont pris soin de moi comme on prend soin d´un pauvre hère et m´ont informé de votre projet profanateur. Habitué des chemins qui mènent au cimetière de part ma condition d´étudiant en médecine légale, je vous y ai devancé.

Ibuduku:                       Afin de détruire la preuve fondamentale et de remettre aux calendriers grecs le versement de mon héritage.

Socrate:                        A Ibuduku: Aux calendes mon doux barbare, aux calendes. A Raskolnikov: Où en es-tu de ton déterrage ?

Raskolnikov:                 Le cercueil n´est plus très loin.

Ibuduku:                       ô joie sans nom ! Je vais enfin revoir mes familliers. Holà ici mettons la main de plus belle à la creuse et hâtons ces festivités des retrouvailles.

Tous creusent.

Ibuduku:                       Holà ici ! j´ouis la réponse du sapin à mes coups de pioche : toc toc toc. Nous y sommes, mes parents: mon Papounet, ma Mamounette dans mes bras filiaux !

Ils sortent les corps.

Ibuduku:                       Alors l´étudiant qu´observes-tu sur ces dos là ici ?

Raskolnikov:                 Donne plus de lumière. J´observe, je cherche, je scrute…

Ibuduku                        Alors crénom qu´y a t´il ?

Raskolnikov:                 Rien. Rien de la trace digitale coupable. On n´a pas poussé tes parents dans le gouffre.

Socrate:                        Un accident ? Un coup du sort ? Une chicane du hasard ? Voilà qui ne se concilie guère avec les instances de la causalité criminelle.

Ibuduku:                       Il me faut donc déterrer les infâmes Gallilée et Newton pour enfin mettre à jour la bande meurtrière, dénoncer les coupables et enfin toucher mon héritage.

Raskolnikov:                 Hold on ! On n´a pas poussé tes parents, soit. Mais cela ne signifie qu´une chose: s´ils sont tombés, puisque nous cherchons une cause à cette chute…

Ibuduku:                       Cause, cause !

Raskolnikov:                 …la chute avait donc pour cause que leur jambes étaient suffisamment faibles pour ne plus les porter.

Ibuduku:                       Ils ont donc flanchassé d´une faiblesse. Oh déjà moi-même je sens mes forces me fuir. Vite un siège, mes jambes sont des traitresses héréditaires.

Socrate:                        Et donc savant docteur, quelle est la raison du flanchement de ces jambes ?

Raskolnikov:                 Simplement les parents du gros étaient à peu près complétement morts et que donc le fluide vital ne suintait plus le long de leur membres inférieurs.

Ibuduku:                       Crénom le sort s´acharne à trucider mes aimés ainés. Ils auraient donc souffert d´un mortel manque de fluide vital ? Quel malintentionné leur aurasse dérobé ?

Raskolnikov:                 Il est connu depuis la sagesse galienne que le fuide vital est volatile et que sa source n´est autre que la glande pinéale. Si par malheur celle-ci est endommagée le fluidum de la vie se volatilisera entraînant ainsi la mort des propriétaires de la sise glande.

Ibuduku:                       Dans quel état alors réside cette glandouille que tu nous baratines là ici? Scrute étudiant, observe et informe !

Raskolnikov:                 Ici point besoin de l´examen des états. La logique suffit à nous instruire: la glande pinéale a été détruite sine dubitatione et sans aucun doute!

Ibuduku:                       Quelle est alors la cause de cette satanée destruction de la glandouille ?

Raskolnikov:                 Nous arrivons à un croisement crucial. Plusieurs hypothèses s´affrontent sans merci. Je ne sais si l´heure est appropriée à leur exposition. Celle-ci est complexe et exige de longues heures. Le directeur du théâtre ne nous laisserait soliloquer dans une salle désertée depuis longtemps par ses spectateurs.

Ibuduku:                       Holà ici cruel et coquin d´auteur, ne saurasses-tu nous dénicher une fin heureuse à ces pitreries ? Et cesses de me faire parler comme un imbécile pendant que tu y es !

L´auteur:                      Entre sur scène. Bon je suis désolé mais en réalité tu parles bien comme tu veux, bon et pour la fin de la pièce je suis désolé mais je n´ai vraiment pas le temps alors débrouillez-vous, vous êtes grands non, bon.. Il sort de scène.

Socrate:                        Ici point besoin d´auteur. Mon démon intérieur me souffle que la vérité nue suffira.

Coup de tonnerre. Les corps de parents se raniment et jouent la scène.

Ibuduku:                       Se cachant derrière Raskolnikov. Ah ! des fantômes, protège-moi Jan !

Raskolnikov:                 Crétin ! C´est des marionnettes.

Ibuduku:                       Ah oui, pardon. Hm Hm Hm…Ah ! Rasko, que se passe-t-il ? Quelle vérité ?

Socrate:                        La vérité du philosophe approximatif méditant la profondeur du gouffre depuis le haut de son rocher, bien à l´abri dans son tonneau. Mais du tonneau trop jeune émanaient encore les effluves de gnole. L´altitude et l´air frais aidant, le philosophe approximatif s´endormit.

Ibuduku:                       Crénom de qui parle-t-il ?

Raskolnikov:                 Je reconnais une confession. Il est le héros de sa propre histoire.

Socrate:                        Bref JE m´endormis et ne sais pour combien de temps. Je me réveillais tenaillé par la faim. Je me frottais le visage pour réveiller mes sens; à cet instant je m´apercus que le tonneau avait contenu du porto qui avait maintenant déteind sur ma face, mes membres et ma chemise. J´étais tout rougi par la liqueur. Je sortis de ma tanière, la bise soufflait, je pris froid. Un couple devant moi se tenait tourné vers l´abîme…

Ibuduku:                       Papounet, Mamounette !

Socrate:                        …je voulais passer sans déranger leur contemplentation. Hélas, quand j´arrivais au plus près d´eux j´éternuais. Je les vis se retourner vivement. Je les vis écarquiller des yeux horrifiés qui découvraient ce qui devait paraître comme un monstre hirsute et sanguinaire. Je voulus parler pour les apaiser mais…(Coup de tonnerre. Il éternue. Eclairs aveuglant les spectateurs. Noir) quand j´ouvris les yeux (lumières) ils avaient disparu: la peur les aura fauchés.

Ibuduku:                       Hé bien te voila ici démasqué au infâme mécréant ! Tu restes coi et méditatif. Enfin tu ravales tes couleuvres et tes insinuations. Tu ne cherches pas à fuir ?

Socrate:                        A quoi bon. Ne serait-ce pas là commettre une injustice ? Je ne fuirai pas peine, fût-elle injuste.

Ibuduku:                       Ne sois point si tragique mon brigand. Allez hop, je te pardonne. En vérité tu me rendis un grand et bon service et je te dois une fière chandelle verte. J´ai bien failli croire à tes histoires de culpabilité. Me voilà ici innocent. Allons gueuletonner ! Holà ici l´étudiant ! Te voilà ici innocent tout pareil, tu accompagnes ?

Raskolnikov:                 Certes pas. Je m´exile, la rigueur sibérienne m´attend. Il faudra bien un pur pour racheter vos péchés. Oh Seigneur pourquoi m´as- tu abandonné ? Eli, Eli lama sabachtami ?

Ibuduku:                       Je n´entendasse point ce chinois là ici, allons bouffer.

Tous sortent.Noir.

 

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